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LA NOSTALGIE EST CE QU’ELLE ÉTAIT.
par Pierre SWALUS
Simone SIGNORET
écrivait : « La nostalgie n’est plus ce qu’elle
était ».
Elle voulait
signifier par là que, regardant son parcours de vie,
elle ne devait rien regretter ou magnifier de ce qu’elle
avait vécu, car ce passé s’était révélé par la suite
parfois décevant, qu’il avait parfois changé de couleur
et qu’il pouvait être lu différemment aujourd’hui.
Alors que
spontanément je dis et je pense que je ne regrette rien
de ma vie passée, le choix, à contrario du titre, « La
nostalgie est ce qu’elle était », veut signifier que
j’éprouve effectivement une certaine nostalgie de ce
qu’était par le passé, « L’association des amis de
Saint-Jacques-de-Compostelle ».
Je pense
particulièrement à deux choses bien précises qui étaient
pour moi vécues de manière très imbriquée : les
rencontres au Centro Gallego et l’amitié entre les
membres qui s’y vivait.
Le « Centro
Gallego » était un centre de rencontre de la communauté
galicienne et espagnole, situé près de la Porte de Hal,
dans le bas de la commune de Saint-Gilles.
Mais c’était
aussi le lieu où se tenaient les réunions d’information
et de rencontres des premiers jeudis du mois.
Ce centre
disposait notamment
·
d’une belle salle de bar-restaurant (cuisine
galicienne garantie)
·
auquel attenait immédiatement un espace séparé mais
complètement vitré, dans laquelle les époux Gilson,
qui étaient responsables de la librairie de
l’association, exposaient les livres et guides,
informaient et vendaient.
·
d’une autre salle dans laquelle l’information
générale était donnée aux éventuels futurs pèlerins.
Comme
aujourd’hui, l’accueil se faisait à partir de 18 h 30.
Cet accueil se
faisait dans la salle bar-restaurant et permettait déjà
de nombreux contacts informels entre anciens et
nouveaux, généralement assis à une table autour d’un
verre de bière.
La réunion
d’information commençait à 19 h et durait une petite
heure.
Pendant ce
temps, les anciens se retrouvaient souvent autour d’une
ou plusieurs tablées et partageaient un repas.
Armand
Jacquemain et son épouse étaient toujours partants,
entourés des Henri de Frahan, du petit Louis, d’autres
membres du comité et d’autres simples membres qu’Armand
invitait à rejoindre leur tablée.
Ce n’étaient
pas simplement des Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle
qui mangeaient là, mais c’étaient aussi simplement des
amis qui avaient plaisir à se retrouver de manière très
conviviale.
Aujourd’hui,
l’association a grandi, le nombre de ses membres a
considérablement augmenté, mais beaucoup ne restent
membres que le temps de leur pèlerinage ; l’association
est vécue pour beaucoup comme une association de service
et les amis ont grandement disparu.
Oui, la
nostalgie est ce qu’elle était. mis en ligne le 19/09/2026
pierre.swalus@verscompostelle.be