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¿ HABLAS
ESPAÑOL ?
par
Pierre SWALUS
Cette
question m’a été posée récemment par une
correspondante qui préparait son départ sur un
chemin espagnol vers Compostelle : « Je ne parle
ni espagnol, ni anglais. Est-ce que cela pose
problème ?»
Ma réponse
a été « non, mais savoir parler espagnol facilite
les choses, ne fut-ce que pour réserver
éventuellement un logement ».
Après-coup,
je me suis rendu compte combien ma réponse était
uniquement factuelle.
Car plus
fondamentalement le fait de parler ou non l’espagnol
et l’anglais modifie la position du pèlerin par
rapport à la population locale et par rapport aux
pèlerins non-francophones.
Parler
espagnol, même très imparfaitement, permet de
s’adresser à l’autochtone dans sa langue. Par là, on
se présente à lui en se reconnaissant être
l’étranger qui n’attend pas que l’autochtone
s’adapte à lui, mais que, lui au contraire cherche à
s’adapter. De ce fait, l’autochtone se sent reconnu
et respecté et une nouvelle relation s’installe.
La nouvelle
relation instaurée est beaucoup plus égalitaire,
elle devient une relation de personne à personne,
dans laquelle chacun fait un pas vers l’autre.
Parler ou
non l’espagnol n’est donc pas simplement une
question de facilité ou de difficulté de
communication, mais est une question de possibilité
ou non de rencontre interpersonnelle réelle.
Et
l’anglais ? Comme chacun le sait, l’anglais est la
langue internationale la plus commune. Elle est
celle que le plus grand nombre de pèlerins
utiliseront comme seconde langue.
Celui ou
celle qui ne parle que le français doit savoir
qu’actuellement moins de 2 % des pèlerins sont
francophones. Le français ne permet donc que peu de
contact avec d’autres pèlerins.
Si l’on
sait que l’Espagne est la nation la plus représentée
sur les chemins vers Compostelle en Espagne (43,44 %
des pèlerins en 2025 selon l’Office de pèlerins), il
semble préférable de préférer l’espagnol à
l’anglais. Ceci d’autant plus que l’espagnol est
nettement plus facile (plus proche du français au
point de vue vocabulaire et plus facile au point de
vue prononciation que l’anglais).
Une méthode
simple et rapide de s’y mettre est « L espagnol
du voyageur POUR LES NULS » téléchargeable en
PDF (1).
Si le
départ est à très court terme, l’apprentissage de la
langue n’est pas envisageable.
Dans ce
cas, une application sur téléphone portable est une
bonne solution de dépannage.
La
meilleure est peut-être celle de Google (2) qui
permet de traduire dans les deux sens presque toutes
les langues.
La phrase
que l’on écrit, que l’on dit ou que l’on copie en la
photographiant, peut être traduite instantanément.
La phrase traduite peut être dite oralement par
l’application. Si la conversation n’est pas très
fluide, elle est néanmoins efficace en permettant un
échange suivi…
Voilà ce
que j’aurais pu répondre à ma correspondante, si
j’avais plus réfléchi.
(1)
David TARRADAS AGEA, L’espagnol du
voyageur POUR LES NULS, téléchargeable en
ligne sur :
http://livre21.com/LIVREF/F32/F032009.pdf
(2)
le lien pour télécharger l’application
sur son téléphone :
https://www.google.com/
FAUT-IL POUVOIR PARLER ESPAGNOL POUR PÈLERINER EN
ESPAGNE ?
pierre.swalus@verscompostelle.be
Alors
si on projette de partir sur un chemin en Espagne et
que le départ n’est pas à court terme, on peut
chercher à combler cette lacune et à se mettre à
l’apprentissage d’une seconde langue 