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LE « TURIGRINO » A LE DROIT D’ÊTRE RESPECTÉ…

par Pierre SWALUS
pierre.swalus@vercompostelle.be

Mon article « Le turigrino : une espèce en voie de développement »(1) publié notamment sur face book et envoyé par mail à mes correspondants a suscité pas mal de réactions dont certaines m’ont réellement interpellé.

La plupart des réactions expriment le regret des modifications de l’atmosphère pèlerine que la présence massive des touristes-pèlerins sur certains chemins, entraîne.

Certaines vont dans le sens de la maxime « A chacun son chemin » et font preuve d’une acceptation et d’une compréhension du choix de ces touristes-pèlerin.e.s.

Par contre, un certains nombre de correspondants réagissent avec violence, non seulement vis à à vis du phénomène « tourisme » mais aussi vis-à-vis  des touristes eux-mêmes sur lesquels ils déversent une certaine hargne et accusent d’une foule de défauts.

Les « turigrinos » seraient des gens peu respectueux, bruyants , sans gêne, critiques, faisant preuve de peu d’initiative, sans réflexion, uniquement capable de suivre le guide, exigeants, manquant de considération ou de reconnaissance pour ceux qui les servent, se plaignant facilement, avec lesquels il est très difficile de dialoguer en un mot des gens d’une autre race que les « vrais » pèlerins avec lesquels ils n’ont aucun point commun…

Peut-on accepter un tel tableau ? Peut-on accepter une telle représentation du pèlerin-touriste  ou de la pèlerine-touriste ou même du ou de la simple touriste ?

NON !

Il est probable que certains turigrinos puissent présenter occasionnellement certains de ces comportements, mais très probablement aussi, pourra-t-on  trouver des « vrai.e.s » pèlerin.e.s ayant des comportements du même type.

Qui parmi nous, qui parmi les « vrai.e.s » pèlerin.e.s , n’a jamais été touriste ?  Très probablement tous, nous avons pris des vacances où nous étions des touristes. Nous avons tous fait du tourisme, parfois dans les « lieux saints » et cela probablement aussi en groupe organisé avec des accompagnateurs qui nous prenaient par la main et que nous suivions fidèlement…

Étions-nous des gens totalement différents dans ces circonstances là ? Étions nous peu respectueux,  bruyants, sans gêne, critiques, faisant preuve de peu d’initiative, sans réflexion, uniquement capable de suivre le guide, exigeants, manquant de considération ou de reconnaissance pour ceux qui nous servaient, nous plaignant facilement… ?

Si la réponse est non, alors la vision qu’ont certains « vrais » pèlerins des turigrinos est fausse et devrait être sérieusement remise en question.

Et le touriste a droit à notre plein respect.

Nous devrions peut-être aussi remettre en question  la fameuse maxime « le pèlerin remercie,  le touriste exige » qui, elle aussi, caricature le touriste…

 

(1) SWALUS Pierre, Le turigrino : une espèce en voie de développement, sur le site Vers Compostelle de Pierre et Simonne Swalus : http://verscompostelle.be/turigrino-en-developpement.htm